Certaines performances exigent un rideau de velours ; celle-ci exige un tableau des départs. Dans le dossier presse de l’Agence Résonances, Natacha Kudritskaya est filmée à la Gare de Lyon — non sur une scène, mais sur un piano public, avec le « Tic-Toc-Choc ou Les Maillotins » de François Couperin.
La pièce est un chef-d’œuvre d’esprit : rythme mécanique, ornementation vive, illusion de deux mains qui se poursuivent comme un mécanisme. L’entendre entre deux annonces, c’est comprendre son projet en un geste : le baroque n’est pas poussière de musée, il vit partout où l’on s’arrête.
Le titre est déjà un programme : « tic-toc », « choc » — percussion du temps, collision des accents. Sur un piano public, le défi est acoustique autant que musical : articulation, résonance, le jeu couperinien que son album 1001 Notes approfondit.
Cette vidéo s’inscrit dans la même saison Couperin que ses matinales France Musique, son portrait dans Libre Journal, ses entretiens sur la résistance : oiseaux, migration — mais ici le message est plus léger, presque espiègle. Le baroque en surprise, offert aux voyageurs sans billet.
À voir via le lien source (URL YouTube exacte à coller dans le Studio). Puis l’album complet — et, en juillet, ses concerts à Syros, où le festival accueille une artiste qui refuse de séparer poésie scénique et parole civique.

















