L’entretien Crescendo est une conversation morale, pas une critique de disque. « Faire de la musique est pour moi une forme de résistance pour défendre une certaine idée de l’humain. »
Music Chain for Ukraine : concerts en Europe, musiciens déplacés qui « préservent leur dignité », chœur de femmes réfugiées — répertoire ukrainien, Fauré, Debussy : « Tant que des voix comme les leurs chantent, l’Ukraine existera. »
La lassitude financière est dite sans cynisme : « On s’habitue à tout. » Garder la solidarité vivante quand l’actualité défile.
Sur Couperin après Rameau : pas de « témoignage direct » d’interprétation originelle — contrairement à la filiation Chopin. « Mon imagination a été libérée du poids du savoir absolu. »
Choix des pièces pendant des mois ; mélancolie ; oiseaux migrateurs ; piano moderne ? « Peut-être disruptif — pas très grave ! » Rameau, Couperin, et Bach méritent de sortir du clavecin.
Pour Syros : comprendre pourquoi son baroque n’est jamais « seulement » historique — c’est une défense culturelle jouée avec grâce.

















